Tom Boonen n'a pas encore regretté une seule minute de n'avoir pas pris le départ du Tour de France le 5 juillet à Brest, a-t-il fait savoir samedi soir à Mons lors d'un entretien avec la presse.
"Si j'avais vraiment voulu courir ce Tour de France", a-t-il ainsi assuré, "j'aurais d'ailleurs obtenu ce droit sans trop de difficultés. En une journée. Mais j'en avais assez de toutes ces discussions et palabres. Mon absence n'est finalement peut-être pas une mauvaise chose. Ils ont maintenant pu se rendre compte combien il est difficile de remporter une étape du Tour, et qu'il n'y a pas grand monde autour de l'autocar de l'équipe, quand Tom Boonen n'est pas là..."
L'ancien champion du monde (2005) a néanmoins dû se concentrer sur d'autres objectifs, le Ster Elektrotoer et le Tour d'Autriche où comme au Tour de Wallonie, il a du reste gagné sa petite étape. "Ce programme alternatif m'a beaucoup plu", avoue-t-il, "et cela ne m'a aucunement dérangé de me retrouver dans des pelotons où je ne connaissais pas grand monde, loin de l'effervescence du Tour. Bien au contraire. Je ne suis pas devenu coureur cycliste pour qu'on parle tout le temps de moi.."
Boonen a quand même attentivement disséqué les sprints du Tour. Verdict: "Thor Hushovd et Mark Cavendish sont impressionnants, mais les quatre victoires du Britannique témoignent malgré tout de la faiblesse de l'opposition. On ne va pas me faire croire que Cavendish est soudainement devenu superman. Il vient de vivre les trois semaines de sa vie, mais les circonstances ne lui seront pas toujours aussi favorables. J'ai bien sûr aussi observé Steegmans, qui n'a pas sprinté une seule fois comme il le faut. Ce n'est pas à cause de mon absence, puisque je n'étais pas à Paris-Nice non plus. C'est une question de condition. Quand on ne l'a plus, il n'y a rien à espérer. C'est aussi simple que cela...", conclut Boonen. (belga)